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It's Okay Not To Be Okay

 


 

it's okay not to be okay
 

 Synopsis: 

La série raconte l'histoire de Moon Gang-tae, un agent de santé communautaire dans un service psychiatrique qui n'a pas le temps pour l'amour, et Ko Moon-yeong, une auteure de livres pour enfants à succès qui n'a jamais su ce que l'on pouvait ressentir avec l'amour. Après s'être rencontrés, les deux commencent lentement à guérir les blessures émotionnelles de l'autre. Au fur et à mesure que l'histoire progresse, la vérité derrière leur passé entrelacé qui les hante est également révélée.

 

Année de diffusion: 2020

Pays de production: Corée du Sud

Nombre de saisons: 1

Nombre d'épisodes: 16

Durée moyenne d'un épisode: 80 minutes

Distribution: Kim Soo-Hyun, Seo Ye-ji, Oh Jung-Se

Genre: drame, romantique, horreur

 

 

Attention: Cette analyse pourrait divulgâcher la série (l'académie française pourrait approuver cette phrase). Lisez à vos risques et périls.

 

Dès le premier épisodes, j’ai compris que je débarquais dans un k-drama très particulier : on est directement plongés dans une atmosphère particulière, sombre. Un univers de contes de fées à la Tim Burton obscur mais très agréable, qui nous poursuit tout au long de la série et qui la rend particulièrement marquante.

Cette atmosphère est portée à la fois par la photographie très réussie, mais également par les magnifiques les tenues de Ko Moon-Young, qui à elles seules servent à cerner qui est cette femme, et qui lui donnent l’air d’être tout droit sortie des contes de fées qu’elle écrit.

 

It's Okay Not To Be Okay

crédits: preview.ph

 

L’opening retranscrit aussi bien cette fameuse ambiance, aussi bien par la musique que par les magnifiques animations. Je vous laisse admirer ce petit bijou :

 

 

Parlons par ailleurs de la BO. J’ai été un peu décontenancée par l’immense majorité de musiques en anglais, mais j’imagine que c’est une question d’habitude. Je n’ai pas été transcendée par une musique en particulier mis à part celle de l’opening, mais c’est une question de goûts et je ne peux pas dire que la BO ne complémente pas l’histoire. La BO est au contraire par moments très intéressante voire immersive.

Les jeux d’acteurs du trio principal sont excellents et admirables de justesse. Mention spéciale à Oh Jung-Se, qui interprète à la perfection Moon Sang-Tae, grand frère autiste de Moon Gang-Tae.

Les personnages qu’ils incarnent sont tous les trois attachants. Les enjeux de la relation entre les deux frères sont très bien explicités, avec Gang-Tae qui tient trop souvent le rôle de la béquille depuis jeune, y compris avec d'autres personnes. Sans être des plus simples, leur relation n’en demeure pas moins touchante et très agréable à suivre.

Petit mot sur le personnage de Moon-Young : déjà, j’adore sa voix. Ca parait anodin (d’autant plus que je n’ai rien contre les voix aiguës que l’on a l’habitude d’entendre dans les k-dramas) mais c’est vraiment rafraîchissant d’avoir une voix de femme rauque dans un k-drama. Ensuite, elle est très antipathique et son évolution fait du bien. J’ai apprécié le fait qu’ils n’aient pas cherché à la changer, mais plutôt à la faire évoluer à partir d’une acceptation d’elle-même et de son passé. Après tout, elle est atteinte d’un trouble de la personnalité antisociale (abordé sans le cliché de « personne qui n’a pas de sentiments, un exploit !), elle ne va pas changer du jour au lendemain avec l’apparition de Gang-Tae la béquille juste parce qu’il est là (ce qui aurait été très très cliché en plus). Mais c’est là qu’est un de mes problèmes avec la série : on a les clés pour comprendre son évolution, puisqu’elle apprend à accepter et à se détacher de son enfance difficile, mais d'un autre côté, son évolution sort d’absolument nulle part et est beaucoup trop subite.

Plus généralement, j’ai un problème avec le rythme dans cette série. La romance débute bien trop rapidement par rapport à la trame et à l’évolution des deux personnages. Il y a donc un décalage, alors que, malgré l’alchimie présente dès le début entre Gang-Tae et Moon-Young, cette romance ne va pas de soi et est bourrée d’obstacles. Même la romance entre A-reum et Jung-Tae, deux patients de l’hôpital psychiatrique qui ne peuvent pas vivre leur idylle avant de s’être rétablis, est mieux traitée sur ce point-là.

Comme évoquée plus tôt dans le cas de Moon-Young, la morale sur l’acceptation de soi et de ses blessures (blessures d’enfance notamment, comme c’est le cas des trois protagonistes) est bien traitée. De la même manière, le traitement des maladies mentales est très juste et brise certains tabous (je te regarde très fort 13 Reasons Why), et j’ai été très touchée (c’est-à-dire que j’ai chialé comme une madeleine) pendant l’arc du patient souffrant de syndrome post traumatique lié à la guerre. Le seul traitement qui me fait un peu grincer des dents, c’est celui du TDI. La série utilise énormément d’images pour transmettre ce que les patients de l’hôpital vivent (comme dans la magnifique scène pour le SSPT dont je parlais plus tôt, où l’on voit directement les visions et les souvenirs de guerre du patient), et c’est également ce qui a été fait pour la patiente atteinte de TDI, en montrant plusieurs fois un enfant à l’écran lorsque l’alter qui fronte est un enfant. Mais pourquoi ne pas en être resté là et avoir représenté le reste comme aussi caricatural ? Malgré tout, je salue le traitement du TDI et des violences infantiles.

En dehors de ça, il y a une grosse ombre au tableau : les incohérences.

Tout d’abord, il y a un trou dans le scénario. Si on résume : la mère de Gang-Tae et Sang-Tae a été assassinée lorsque Gang-Tae avait 12 ans et Sang-Tae 17, ce après quoi les deux frères ont été contraints de déménager sans cesse à cause du traumatisme du plus âgé. Mais l’on a aucune information sur la façon dont deux mineurs ont survécu sans argent, sans toit. De la même manière, qu’est-il arrivé à Moon-Young après le «« décès »» de sa mère et l’internement de son père en hôpital psychiatrique alors qu’elle n’était qu’une enfant ? Je pense qu’il aurait été plus judicieux d’aborder ce point.

Enfin, le scénario autour de la mère de Moon-Young. Qu’une femme ait été jetée du haut de l’escalier d’un manoir, laissée pour morte plusieurs heures, son « corps » jeté à la flotte et qu’elle revienne se venger (forcément, c’est plus sexy si elle est encore en vie…) complètement métamorphosée par la chirurgie esthétique : je n’y crois pas une seconde.

 

Généralement, pour le reste, la série reste tout de même vraiment vraiment bien, que ce soit du côté des personnages, de l'ambiance, des photographies, des tenues... Je recommande !

 

 Note: 8/10

 

Voici pour cette critique :)

Portez-vous bien !

Alrie.

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